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Où doit-on faire la facture ? CRM, application dédiée ou ERP

7 septembre 2026 par
HIKARIUS, Guillaume Klein


Chaque projet d'intégration finit par la même réunion : la vente, la finance et la DSI veulent tous la facture « chez eux ». Voici, sans jargon, pourquoi la réponse est presque toujours l'ERP, quand elle ne l'est pas, et ce que cela change avec Odoo.

Trois métiers, une facture, trois « chez moi »

Avant de parler d'outils, écoutons la réunion. Chacun a de bonnes raisons — c'est bien le problème.

La vente
« La facture ? Dans le CRM, évidemment. C'est là que vivent le client, le devis… et mes commissions. »
Ce qu'elle veut vraiment : facturer vite, voir qui a payé, mettre le numéro de bon de commande du client sur la facture.
La finance
« Dans l'ERP. C'est là que vit le grand livre. Et la TVA. Et le commissaire aux comptes. »
Ce qu'elle veut vraiment : une numérotation sans trou, une TVA juste, zéro double saisie, et personne qui « corrige » une facture émise.
La DSI
« Là où il y aura le moins de flux à surveiller un dimanche à 23 h. »
Ce qu'elle veut vraiment : un seul maître par donnée (client, article, prix), le moins d'interfaces possible.

Tout le monde a raison. Le vrai problème est ailleurs : « facturer » n'est pas un verbe. C'en est cinq.

« Facturer », c'est en réalité cinq métiers

Pensez à un restaurant. Le serveur calcule l'addition, la caisse imprime le ticket numéroté, le comptable l'enregistre, quelqu'un encaisse, et à la fin du mois on sait ce qu'on a vraiment gagné. Le serveur peut calculer. Personne ne le laisse imprimer ses propres tickets à la main.

1

Calculer

Combien doit-on, pour quoi, avec quelle remise ?
Ça vit où ?
Là où sont les prix, les contrats, les consommations.
Le vrai débat est ici
2

Émettre

Produire le document juridique, numéroté, avec ses mentions, et le transmettre.
Ça vit où ?
Là où numéro, intégrité et envoi à la plateforme agréée sont garantis.
3

Comptabiliser

Écrire dans les comptes, suivre ce que le client doit.
Ça vit où ?
Dans le grand livre. Toujours.
4

Encaisser

Recevoir l'argent, le rapprocher de la facture, relancer.
Ça vit où ?
Là où arrivent les paiements bancaires.
5

Rattacher le revenu

À quel mois appartient ce chiffre d'affaires, quelle que soit la date de la facture ?
Ça vit où ?
Dans le grand livre, nourri par ce qui a réellement été livré.

À retenir : le calcul peut vivre ailleurs. La comptabilité et l'encaissement finissent toujours dans le grand livre. L'émission, elle, engage juridiquement l'entreprise — c'est elle qu'il faut placer avec soin. Tout le débat « CRM ou ERP » ne porte en fait que sur cette case.

Le voyage d'une facture (vu par l'auditeur)

Un commissaire aux comptes n'audite pas un logiciel. Il audite une chaîne, avec un contrôle à chaque maillon. Faites défiler : la facture n° 0042 fait le trajet.

n° 2026-0042
1
Commande
Ce qu'on a vendu
2
Livraison
Ce qu'on a vraiment fait
3
Facture
Le document numéroté
4
Écriture
Dans les comptes
5
Encaissement
L'argent est là

Chaque logiciel supplémentaire sur ce chemin ajoute une interface, donc un contrôle à documenter, donc une documentation à tenir à jour. Spoiler : elle ne l'est jamais. Le nombre de systèmes qui émettent des factures est le premier facteur de coût de votre audit.

2026-2027 : le PDF envoyé par mail prend sa retraite

Entre professionnels français, la facture doit désormais passer par une plateforme agréée (PA), dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII). Le PDF par mail devient un joli souvenir — et une non-conformité, sanctionnée jusqu'à 15 € par facture, plafonnée à 15 000 € par an.

1er septembre 2026
Toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et ETI doivent déjà émettre.
Aujourd'hui
La réception est donc déjà obligatoire. Si votre outil de facturation ne sait pas ce qu'est une PA, c'est le moment d'avoir cette conversation.
1er septembre 2027
Tout le monde émet via une PA, TPE et PME comprises. Plus aucune exception.

Conséquence directe pour notre question : le système qui émet doit être une plateforme agréée, ou y être branché. Un système émetteur de plus, c'est un branchement de plus à payer, tester et maintenir. Et la PA renvoie des statuts (déposée, rejetée, refusée par le client) qui doivent remonter là où l'on suit l'encours — sinon la vente relance des clients pour une facture qu'ils ont refusée il y a trois semaines.

Les trois candidats au concours

Personne n'est nul. Chacun a simplement été conçu pour une des cinq fonctions — et une seule est réellement en jeu.

Candidat 1

Le CRM

Fort pour
  • Connaître le client, l'opportunité, le devis
  • Calculer une remise, déclencher une commission
  • Donner une vue à 360° au commercial
Faible pour
  • Pas de grand livre, pas de clôture, pas de FEC
  • Une seule date là où une facture en a quatre
  • La taxe par facture, alors que la loi veut par ligne
  • Un historique qu'un admin peut purger (10 ans de conservation, bonjour)
Excellent en amont. Émetteur seulement s'il n'y a pas d'ERP.
Candidat 2

L'application dédiée

Fort pour
  • Tarifer des millions d'événements (API, minutes, Go)
  • Abonnements, prorata, changements en cours de mois
  • Portail de paiement, relances automatiques
Faible pour
  • Pas de comptabilité générale ni de TVA multi-pays
  • Conformité PA à vérifier éditeur par éditeur
  • Frais de paiement et remboursements rarement comptabilisés proprement
  • Un troisième référentiel client et prix (un référentiel à trois maîtres n'a plus de maître)
Légitime pour calculer. Peut émettre si elle se tient bien.
Candidat 3 · Favori

L'ERP

Fort pour
  • Numérotation par journal, verrouillage, avoirs
  • TVA juste — y compris celle qui dépend des paiements
  • Lettrage, relances, limites de crédit, FEC
  • Séparation des tâches et transmission à la PA
Faible pour
  • La tarification à l'usage à très grande échelle
  • L'expérience « self-service » ultra-léchée
  • Les gros runs mensuels, s'il est mal dimensionné
L'émetteur par défaut. À ceux qui veulent émettre ailleurs de le justifier.
Le piège de la TVA, pour les sociétés de services

Si vous vendez des prestations, votre TVA est due au moment où le client paie, pas au moment où vous facturez. Le système qui voit les paiements doit donc calculer la TVA. Un CRM qui émet sans voir les paiements produit une déclaration de TVA fausse — avec le sourire.

L'arbre de décision en quatre questions

Dix-huit critères tiennent en un chemin simple. Répondez dans l'ordre.

QUESTION 1
Avez-vous un ERP qui tient votre comptabilité ?
Non
Si nonMOTIF B · TRANSITOIRE
Un outil de facturation léger (ou le CRM) émet provisoirement, branché à une PA, numérotation verrouillée, et avec une date de fin écrite noir sur blanc.
Oui, on descend
QUESTION 2
Votre façon de calculer les prix dépasse-t-elle ce que l'ERP sait faire (usage mesuré, millions d'événements) ?
Non
Si nonMOTIF A · LE DÉFAUT
L'ERP émet, le CRM reste en amont (client, devis, commande) et reçoit en retour l'encours, les statuts et les paiements. C'est le cas de la grande majorité des PME.
Oui, on descend
QUESTION 3
L'application qui calcule peut-elle se contenter d'envoyer des lignes à facturer à l'ERP ?
Oui
Si ouiMOTIF E · NOTRE PRÉFÉRÉ
L'appli calcule, l'ERP émet. Le meilleur des deux mondes : un moteur de tarification puissant, un seul grand livre, un seul branchement PA.
Non, elle doit émettre elle-même (portail, paiement carte, métier)
MOTIF C · SOUS CONDITIONS
L'appli émet, mais comme un « sous-grand-livre discipliné » : écritures agrégées vers l'ERP, réconciliation quotidienne, mandat de facturation écrit, branchement PA vérifié.
MOTIF D · LE MIXTE
Plusieurs métiers, plusieurs réponses (négoce + abonnements, services + caisse) ? Chaque flux suit son motif, mais un seul compte client consolidé, dans l'ERP, et des séries de numérotation documentées.

Deux critères sont éliminatoires, quel que soit le score : un candidat qui n'est pas branché à une plateforme agréée, et un candidat qui ne sait pas gérer plusieurs dates (émission, livraison, comptable, TVA) ni interdire l'antidatage. Tout le reste se négocie par intégration.

Ce que la vente veut vraiment (et comment le lui donner sans lui donner les clés)

Quand on creuse, la demande de la vente passe de « la facture doit se faire dans le CRM » à « la facture doit être visible et déclenchable depuis le CRM, et porter nos références ». Trois besoins, trois réponses par intégration.

Voir
Encours, retards, factures refusées sur la PA… affichés dans la fiche client. Réponse : l'ERP pousse ces informations vers le CRM, en lecture seule, en quasi temps réel.
Déclencher
Facturer l'acompte dès la signature, sans attendre « que la compta s'en occupe ». Réponse : un bouton qui crée un brouillon dans l'ERP, validé par la finance — jamais par le commercial.
Ses références
Numéro de bon de commande, contrat, centre de coût exigés par le grand compte. Réponse : saisis dès le devis, transportés tels quels jusqu'à la facture électronique. Sans eux, le portail du client rejette la facture et votre trésorerie attend trente jours de plus.

La vente veut une fenêtre sur la facture, pas le tampon. L'intégration donne la fenêtre.

Six erreurs vues sur le terrain

Toutes réelles, toutes évitables, toutes découvertes au pire moment (la clôture ou le contrôle).

Le double compte client
SYMPTÔME
Le CRM émet, l'ERP encaisse, les paiements ne remontent pas. La vente relance des clients qui ont payé.
REMÈDE
Faire remonter les paiements — ou, mieux, émettre dans l'ERP.
La série fantôme
SYMPTÔME
Un outil numérote INV-2026-0001, l'autre FAC/2026/0001, pour la même société. Personne ne l'a écrit nulle part.
REMÈDE
Documenter les séries, ou n'en avoir qu'une.
L'avoir à la gomme
SYMPTÔME
Le commercial « corrige » une facture déjà envoyée. La séquence est rompue, la TVA déclarée ne colle plus.
REMÈDE
Verrouillage après validation. Une erreur se corrige par un avoir, jamais par une gomme.
La facture qui remonte le temps
SYMPTÔME
Pour « rentrer dans le mois », une facture est datée du 30 alors que la numérotation est déjà au 3 du mois suivant.
REMÈDE
Contrôle date / séquence par journal, dates de verrouillage posées à chaque clôture.
Le PDF qui se croit facture
SYMPTÔME
Un outil envoie un PDF par mail à un client professionnel français après la date d'obligation. Juridiquement, ce n'est plus une facture.
REMÈDE
Brancher le système émetteur à une plateforme agréée. Ou émettre depuis un système qui en est une.
Le commercial administrateur
SYMPTÔME
Pour « aller vite », les commerciaux peuvent créer, valider et annuler leurs factures et avoirs. L'auditeur appelle ça un défaut de contrôle interne majeur.
REMÈDE
Une matrice de droits : qui crée, qui valide, qui émet un avoir. Revue chaque trimestre.

Et avec Odoo ?

Odoo a une particularité qui simplifie tout : c'est un CRM, un ERP et, depuis 2026, une plateforme agréée — dans une seule base de données. Le CRM d'Odoo ne facture pas : il alimente le devis, qui devient commande, qui devient facture dans la comptabilité. Le débat « CRM contre ERP » disparaît par construction.

À L'EXTÉRIEUR, SI BESOIN
Moteur de tarification à l'usage
Millions d'appels API, de minutes, de Go… (Stripe Billing, Metronome, Orb…)
lignes à facturer
Une seule base Odoo
UN SEUL ÉMETTEUR · UNE SEULE SÉRIE · UN SEUL BRANCHEMENT PA
CRM Ventes Facturation Comptabilité Plateforme agréée
Point de vente certifié Abonnements Portail client & paiement Multi-sociétés

Odoo est immatriculé plateforme agréée par la DGFiP depuis avril 2026, le module est en production depuis juin, sans surcoût et sans prestataire tiers. L'argument historique « notre outil de facturation est branché à une PA, pas l'ERP » tombe donc : dans Odoo, l'ERP est la PA.

Reste-t-il des cas où la facture sort d'Odoo ? Deux, honnêtement. La tarification à l'usage à grande échelle : l'outil externe calcule et pousse des lignes à facturer dans Odoo (motif E), Odoo émet, comptabilise, transmet et recouvre. Et l'application métier qui doit émettre elle-même (au comptoir, avec paiement carte immédiat) : elle déverse alors dans un journal Odoo dédié, réconcilié chaque jour (motif C).

Ce qu'Odoo ne fera pas à votre place

Renseigner le SIREN de vos clients (sans lui, la facture électronique ne part pas), poser les positions fiscales, décider que le commercial n'a pas le droit de valider un avoir, et fermer les périodes à chaque clôture. L'outil est prêt ; la discipline, c'est vous.

À retenir en cinq phrases

  1. 1La facture est un acte juridique et fiscal avant d'être un document commercial.
  2. 2« Facturer » = calculer, émettre, comptabiliser, encaisser, rattacher le revenu. Seule l'émission fait débat.
  3. 3Par défaut, l'émission appartient à l'ERP. Depuis 2026, l'ERP doit aussi être — ou être branché à — une plateforme agréée.
  4. 4Ce que la vente réclame (voir, déclencher, ses références) s'obtient par intégration, pas en déplaçant la facture.
  5. 5Dans Odoo, la réponse est presque toujours « la facturation se fait dans Odoo ». Les exceptions calculent ailleurs ; elles ne comptabilisent jamais ailleurs.
Vous hésitez encore sur qui doit émettre ?
C'est exactement ce que l'audit 悟り Satori tranche, par écrit, en 5 à 8 jours : cartographie des cinq fonctions par flux de revenu, choix du motif, et plan de conformité 2026-2027.
Parler à un architecte Odoo

Cet article ne constitue ni un avis juridique ni un avis comptable : confrontez-le à votre expert-comptable. Le calendrier et les sanctions cités sont ceux de la réforme française de la facturation électronique ; vérifiez leur version applicable sur Légifrance et le BOFiP.

Every integration project ends with the same meeting: Sales, Finance and IT all want the invoice to live "with them". Here is, jargon-free, why the answer is almost always the ERP, when it isn't, and what changes with Odoo.

Three teams, one invoice, three "it belongs to us"

Before talking tools, let's listen in on the meeting. Everyone has good reasons — that's precisely the problem.

Sales
"The invoice? In the CRM, obviously. That's where the customer, the quote… and my commissions live."
What they really want: invoice fast, see who has paid, put the customer's PO number on the invoice.
Finance
"In the ERP. That's where the general ledger lives. And VAT. And the statutory auditor."
What they really want: gap-free numbering, correct VAT, zero double entry, and nobody "fixing" an issued invoice.
IT
"Wherever there are the fewest data flows to babysit on a Sunday at 11 pm."
What they really want: one master per piece of data (customer, product, price), as few interfaces as possible.

Everyone is right. The real problem lies elsewhere: "invoicing" isn't one verb. It's five.

"Invoicing" is actually five jobs

Think of a restaurant. The waiter works out the bill, the till prints the numbered receipt, the bookkeeper records it, someone takes the money, and at month-end you know what you actually earned. The waiter can do the maths. Nobody lets him print his own receipts by hand.

1

Calculate

How much is owed, for what, with which discount?
Where does it live?
Wherever prices, contracts and usage data are.
The real debate is here
2

Issue

Produce the legal document, numbered, with its mandatory mentions, and transmit it.
Where does it live?
Wherever numbering, integrity and delivery to the accredited platform are guaranteed.
3

Book

Post it to the accounts, track what the customer owes.
Where does it live?
In the general ledger. Always.
4

Collect

Receive the money, match it to the invoice, chase.
Where does it live?
Wherever bank payments land.
5

Recognise revenue

Which month does this revenue belong to, whatever the invoice date?
Where does it live?
In the general ledger, fed by what was actually delivered.

Key point: calculation can live elsewhere. Booking and collection always end up in the general ledger. Issuing, however, legally binds the company — that's the one to place with care. The whole "CRM or ERP" debate is really about this single box.

An invoice's journey (as the auditor sees it)

A statutory auditor doesn't audit software. They audit a chain, with a control at every link. Scroll on: invoice no. 0042 makes the trip.

no. 2026-0042
1
Order
What we sold
2
Delivery
What we actually did
3
Invoice
The numbered document
4
Journal entry
In the books
5
Payment
The money is in

Every extra piece of software on this path adds an interface, hence a control to document, hence documentation to keep up to date. Spoiler: it never is. The number of systems issuing invoices is the first cost driver of your audit.

2026-2027: the emailed PDF retires

Between French businesses, invoices must now travel through an accredited platform (PA), in a structured format (Factur-X, UBL or CII). The emailed PDF becomes a fond memory — and a compliance breach, fined up to €15 per invoice, capped at €15,000 per year.

1 September 2026
Every company must be able to receive electronic invoices. Large companies and mid-caps must already issue them.
Today
Receiving is therefore already mandatory. If your invoicing tool has never heard of a PA, now is the time for that conversation.
1 September 2027
Everyone issues through a PA, small businesses included. No more exceptions.

Direct consequence for our question: the system that issues must be an accredited platform, or be connected to one. One more issuing system means one more connection to pay for, test and maintain. And the PA sends back statuses (filed, rejected, refused by the customer) that must reach wherever receivables are tracked — otherwise Sales chases customers about an invoice they refused three weeks ago.

The three contestants

Nobody is bad at this. Each was simply designed for one of the five jobs — and only one is really at stake.

Contestant 1

The CRM

Strong at
  • Knowing the customer, the opportunity, the quote
  • Working out a discount, triggering a commission
  • Giving the salesperson a 360° view
Weak at
  • No general ledger, no period close, no statutory audit file
  • One date where an invoice has four
  • Tax per invoice, where the law wants it per line
  • A history any admin can purge (10 years of retention, hello)
Excellent upstream. Issuer only when there is no ERP.
Contestant 2

The dedicated app

Strong at
  • Pricing millions of events (API calls, minutes, GB)
  • Subscriptions, proration, mid-month changes
  • Payment portal, automated dunning
Weak at
  • No general accounting, no multi-country VAT
  • PA compliance to check vendor by vendor
  • Payment fees and refunds rarely booked properly
  • A third customer and price master (data with three masters has none)
Legitimate for calculating. May issue if it behaves.
Contestant 3 · Favourite

The ERP

Strong at
  • Numbering per journal, locking, credit notes
  • Correct VAT — including the kind that depends on payments
  • Reconciliation, dunning, credit limits, audit file
  • Segregation of duties and transmission to the PA
Weak at
  • Usage-based pricing at very large scale
  • The ultra-polished self-service experience
  • Big monthly billing runs, if undersized
The default issuer. Those who want to issue elsewhere must justify it.
The VAT trap, for service companies

If you sell services, in France your VAT is due when the customer pays, not when you invoice. So the system that sees payments must compute VAT. A CRM that issues without seeing payments produces a wrong VAT return — with a smile.

The decision tree in four questions

Eighteen criteria boil down to one simple path. Answer in order.

QUESTION 1
Do you have an ERP that keeps your books?
No
If noPATTERN B · TEMPORARY
A lightweight invoicing tool (or the CRM) issues for now, connected to a PA, numbering locked, with an end date written down in black and white.
Yes, keep going
QUESTION 2
Does the way you price things exceed what the ERP can do (metered usage, millions of events)?
No
If noPATTERN A · THE DEFAULT
The ERP issues; the CRM stays upstream (customer, quote, order) and gets receivables, statuses and payments back. This is the case for the vast majority of SMEs.
Yes, keep going
QUESTION 3
Can the app that does the pricing simply send lines to invoice to the ERP?
Yes
If yesPATTERN E · OUR FAVOURITE
The app calculates, the ERP issues. The best of both worlds: a powerful pricing engine, a single general ledger, a single PA connection.
No, it has to issue itself (portal, card payment, industry-specific)
PATTERN C · WITH CONDITIONS
The app issues, but as a "disciplined sub-ledger": aggregated entries pushed to the ERP, daily reconciliation, a written invoicing mandate, a verified PA connection.
PATTERN D · THE HYBRID
Several business lines, several answers (trading + subscriptions, services + point of sale)? Each flow follows its own pattern, but one consolidated customer account, in the ERP, and documented numbering sequences.

Two criteria are knock-outs, whatever the score: a contestant not connected to an accredited platform, and a contestant that cannot handle multiple dates (issue, delivery, accounting, VAT) or prevent backdating. Everything else is negotiated through integration.

What Sales really wants (and how to give it without handing over the keys)

Dig a little and the request from Sales shifts from "the invoice must be made in the CRM" to "the invoice must be visible and triggerable from the CRM, and carry our references". Three needs, three answers through integration.

See
Receivables, overdue items, invoices refused on the PA… shown on the customer record. Answer: the ERP pushes this to the CRM, read-only, in near real time.
Trigger
Invoice the deposit the day the deal is signed, without waiting "for accounting to get to it". Answer: a button that creates a draft in the ERP, validated by Finance — never by the salesperson.
Their references
PO number, contract, cost centre required by the key account. Answer: captured on the quote, carried unchanged all the way to the e-invoice. Without them, the customer's portal rejects the invoice and your cash waits another thirty days.

Sales wants a window onto the invoice, not the rubber stamp. Integration provides the window.

Six mistakes seen in the field

All real, all avoidable, all discovered at the worst possible time (period close or a tax audit).

The double customer account
SYMPTOM
The CRM issues, the ERP collects, payments never flow back. Sales chases customers who have already paid.
REMEDY
Sync payments back — or, better, issue in the ERP.
The ghost sequence
SYMPTOM
One tool numbers INV-2026-0001, the other FAC/2026/0001, for the same legal entity. Nobody wrote it down anywhere.
REMEDY
Document the sequences, or have only one.
The eraser credit note
SYMPTOM
The salesperson "fixes" an invoice already sent. The sequence is broken and the VAT declared no longer matches.
REMEDY
Lock after validation. A mistake is fixed with a credit note, never an eraser.
The time-travelling invoice
SYMPTOM
To "make the month", an invoice is dated the 30th while the sequence is already on the 3rd of the next month.
REMEDY
Date / sequence check per journal, lock dates set at every close.
The PDF that thinks it's an invoice
SYMPTOM
A tool emails a PDF to a French business customer after the deadline. Legally, it is no longer an invoice.
REMEDY
Connect the issuing system to an accredited platform. Or issue from a system that is one.
The salesperson-administrator
SYMPTOM
To "move fast", salespeople can create, validate and cancel their own invoices and credit notes. Auditors call that a major internal-control failure.
REMEDY
A rights matrix: who creates, who validates, who issues credit notes. Reviewed every quarter.

And with Odoo?

Odoo has one feature that simplifies everything: it is a CRM, an ERP and, since 2026, an accredited platform — in a single database. Odoo's CRM does not invoice: it feeds the quote, which becomes an order, which becomes an invoice in Accounting. The "CRM versus ERP" debate disappears by construction.

OUTSIDE, IF NEEDED
Usage-based pricing engine
Millions of API calls, minutes, GB… (Stripe Billing, Metronome, Orb…)
lines to invoice
One single Odoo database
ONE ISSUER · ONE SEQUENCE · ONE PA CONNECTION
CRM Sales Invoicing Accounting Accredited platform
Certified point of sale Subscriptions Customer portal & payment Multi-company

Odoo has been registered as an accredited platform by the French tax authority (DGFiP) since April 2026; the module has been in production since June, at no extra cost and with no third-party provider. The old argument "our billing tool is connected to a PA, the ERP isn't" therefore collapses: in Odoo, the ERP is the PA.

Are there still cases where invoicing leaves Odoo? Two, honestly. Usage-based pricing at large scale: the external tool calculates and pushes lines to invoice into Odoo (pattern E); Odoo issues, books, transmits and collects. And the industry-specific app that must issue itself (at the counter, with immediate card payment): it then feeds a dedicated Odoo journal, reconciled daily (pattern C).

What Odoo won't do for you

Fill in your customers' company IDs (without them, the e-invoice doesn't leave), set fiscal positions, decide that salespeople may not validate credit notes, and lock periods at every close. The tool is ready; the discipline is yours.

Five sentences to remember

  1. 1An invoice is a legal and tax document before it is a commercial one.
  2. 2"Invoicing" = calculate, issue, book, collect, recognise revenue. Only issuing is up for debate.
  3. 3By default, issuing belongs to the ERP. Since 2026, the ERP must also be — or be connected to — an accredited platform.
  4. 4What Sales asks for (see, trigger, their references) is achieved through integration, not by moving the invoice.
  5. 5In Odoo, the answer is almost always "invoicing happens in Odoo". The exceptions calculate elsewhere; they never book elsewhere.
Still unsure who should issue?
That is exactly what the 悟り Satori audit settles, in writing, in 5 to 8 days: a map of the five jobs per revenue stream, the pattern to adopt, and a 2026-2027 compliance plan.
Talk to an Odoo architect

This article is neither legal nor accounting advice: check it with your chartered accountant. The timeline and penalties quoted are those of the French e-invoicing reform; verify the applicable version on Légifrance and the BOFiP.